Le Conseil en Evolution Professionnelle

Créé par la loi du 5 mars 2014, le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) est un service gratuit, accessible à tous, d’accompagnement des projets d’évolution professionnelle des salariés et demandeurs d’emploi, en lien avec les besoins économiques des territoires. France Travail, Cap Emploi, les Missions locales, l’Apec sont chargés de sa mise en oeuvre. L’objectif visé par le législateur est d’assurer une continuité en termes de conseil et d’orientation entre les différents acteurs de la formation et de l’emploi et de permettre une mobilisation personnalisée optimale des dispositifs, pour un accès plus aisé à la formation.

lundi 4 mai 2026

Trouver sa voie : de l’appariement professionnel à la construction d’une trajectoire singulière


Par David J. BournePsychologue du travail, praticien-chercheur-formateur.

 

Les propos développés par Philippe Silberzahn dans son dernier ouvrage "Tracer sa voie dans l’incertitude" entrent en résonance directe avec les transformations actuelles de l’accompagnement en orientation et en évolution professionnelle. Dans un monde où les repères deviennent instables, où les métiers se recomposent, où les parcours ne suivent plus des trajectoires linéaires, la question de l’orientation ne peut plus être abordée uniquement comme une recherche de correspondance entre un profil individuel et un environnement professionnel donné.

Pendant longtemps, l’orientation s’est largement construite autour d’un idéal de clarification rationnelle : mieux connaître la personne, mieux connaître les métiers, puis établir entre les deux la meilleure adéquation possible. Cette logique reste utile. Elle permet de donner des repères, de structurer l’exploration, de réduire provisoirement le sentiment de confusion. Mais elle atteint ses limites lorsque l’environnement devient trop incertain pour que l’on puisse raisonnablement prétendre prévoir les trajectoires professionnelles les plus pertinentes.

C’est ici que le parallèle avec la pensée de Philippe Silberzahn devient particulièrement éclairant. Face à l’incertitude, le risque est de chercher à tout prix des certitudes extérieures: des modèles, des normes, des tendances, des diagnostics, des recommandations. Or ces certitudes peuvent rassurer sans nécessairement permettre à la personne de développer son propre jugement. En orientation professionnelle, cela invite à interroger la place respective des approches nomothétiques et des approches socio-constructivistes.

 

Ce que signifie l’approche nomothétique

Le terme nomothétique désigne une démarche qui cherche à établir des lois générales, des régularités ou des catégories applicables à un grand nombre de situations ou d’individus. Dans le champ de la psychologie et de l’orientation, une approche nomothétique vise donc à identifier des dimensions communes permettant de comparer les personnes entre elles, de les situer par rapport à des profils types, puis d’en déduire des correspondances possibles avec des environnements professionnels.

Cette manière de procéder permet de construire des outils standardisés, de produire des repères partagés, de rendre visibles certaines tendances. Elle permet aussi d’éviter que l’accompagnement repose uniquement sur l’intuition du professionnel. Mais elle suppose toujours un préalable : accepter de regarder la personne à travers des catégories déjà construites.

L’exemple des intérêts professionnels de John Holland est, à cet égard, très parlant.

 

Holland et le RIASEC : une carte structurante des intérêts professionnels

Le modèle de John Holland repose sur l’idée qu’il existe six grands types d’intérêts professionnels : Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel. Ces six dimensions, connues sous l’acronyme RIASEC, permettent d’établir un profil d’intérêts et de le rapprocher d’environnements professionnels supposés compatibles.

Dans une démarche d’accompagnement, le RIASEC peut être très utile. Il aide la personne à nommer ses préférences, à explorer des univers professionnels, à découvrir des métiers auxquels elle n’aurait pas pensé. Il introduit une forme d’ordre dans une situation parfois confuse. Pour une personne qui se sent perdue, cette première mise en forme peut être précieuse.

Mais mobiliser le RIASEC suppose aussi, même implicitement, de faire siens les construits élaborés par Holland. Ce modèle a désormais plus de cinquante ans et a été conçu dans un monde professionnel alors davantage structuré et prévisible. Autrement dit, on accepte de penser les intérêts professionnels à partir des six catégories qu’il a définies. On accepte également l’idée que l’orientation peut être éclairée par la congruence entre un profil personnel et un environnement professionnel. Ce cadre peut ouvrir des pistes, mais il organise aussi la manière de voir. Il sélectionne certains aspects de l’expérience de la personne et en laisse d’autres dans l’ombre.

Le risque n’est pas d’utiliser le modèle de Holland. Le risque est de confondre la carte avec le territoire. Le RIASEC peut éclairer une trajectoire, mais il ne peut pas dire à la personne ce que son histoire signifie, ce qu’elle veut créer, ni comment elle souhaite habiter son avenir professionnel. Utilisé comme support de dialogue, il est stimulant. Utilisé comme réponse, il devient réducteur.

Il risque cependant de devenir ce que Philippe Silberzahn qualifie de « feux extérieurs »: une source de repères qui rassure, mais à laquelle la personne pourrait être tentée de déléguer son propre jugement.

Les « feux extérieurs » en orientation professionnelle

Dans le champ de l’orientation, les « feux extérieurs » peuvent prendre plusieurs formes :

·         les métiers réputés porteurs ;

·         les classements de secteurs d’avenir ;

·         les injonctions à l’employabilité ;

·         les discours sur les compétences incontournables ;

·         les résultats de tests interprétés comme des vérités définitives ;

·         les modèles de réussite sociale ou professionnelle dominants ;

·       les recommandations standardisées qui prétendent dire à chacun ce qui lui correspond.

Ces repères peuvent être utiles, mais ils deviennent problématiques lorsqu’ils se substituent au jugement personnel. Ils peuvent conduire la personne accompagnée à chercher sa voie à l’extérieur d’elle-même, comme s’il suffisait de découvrir la bonne case dans laquelle entrer.

L’orientation devient alors une opération d’ajustement : ajuster un profil à un métier, une personnalité à un environnement, des compétences à une demande économique. C’est cohérent dans un monde relativement stable. Cela devient insuffisant dans un monde où les métiers changent, où les trajectoires sont discontinues, où les identités professionnelles se recomposent, et où les personnes doivent régulièrement réinventer leur rapport au travail.

La difficulté ne tient donc pas à l’existence de repères extérieurs. Elle tient au moment où ces repères cessent d’être des supports d’exploration pour devenir des substituts au discernement. Le rôle du psychologue du travail ou du professionnel de l’accompagnement n’est pas de supprimer les repères, mais de permettre à la personne de les interroger, de les hiérarchiser, de les confronter à son expérience et, surtout, de ne pas leur abandonner la responsabilité de décider à sa place.

Les limites de l’appariement dans un monde incertain

L’approche nomothétique repose souvent sur une logique d’appariement : il s’agit de chercher la meilleure correspondance entre une personne et un métier, entre un profil et un environnement, entre des intérêts et des activités. Cette logique a longtemps été pertinente dans des contextes où les métiers étaient relativement stables, les parcours plus prévisibles et les appartenances professionnelles plus durables.

Mais l’incertitude contemporaine vient fragiliser cette promesse. Les métiers évoluent, certains disparaissent, d’autres émergent sans être encore clairement nommés. Les frontières entre activité salariée, travail indépendant, engagement associatif, reconversion, multi-activité et projet entrepreneurial deviennent plus poreuses. Dans ce contexte, l’orientation ne peut plus se réduire à choisir une destination. Elle devient un apprentissage de la navigation.

La question centrale n’est donc plus seulement : « À quel métier cette personne correspond-elle ? » Elle devient : « À partir de quoi cette personne peut-elle construire une trajectoire qui ait du sens pour elle dans un environnement incertain ? »

Ce changement de question modifie profondément la posture d’accompagnement.

Talents et Transitions Patchwork® : faire émerger les construits propres de la personne

La méthode « Talents et Transitions Patchwork® », développée par David J. Bourne, psychologue du travail, s’inscrit précisément dans cette perspective socio-constructiviste. Elle ne part pas d’abord d’un modèle externe dans lequel la personne devrait venir se situer. Elle part de son expérience vécue, de ses activités, de ses transitions, de ses réussites, de ses plaisirs d’agir, de ses ressources et des significations qu’elle attribue à son parcours.


Là où une approche comme le RIASEC propose à la personne de se reconnaître dans des construits préalablement élaborés, la méthode Talents et Transitions Patchwork® l’aide, à l’inverse, à identifier ses propres construits en matière d’activités professionnelles. Elle l’invite, en effet, à repérer ce qui a du sens pour elle : les activités qui la mobilisent, les contextes dans lesquels elle se sent efficace, les relations qui la nourrissent, les environnements qui favorisent son engagement, les formes de contribution qu’elle souhaite développer.

Ce déplacement est décisif. Il ne s’agit plus seulement de demander à la personne : « Dans quelle catégorie entrez-vous ? » Il s’agit de l’aider à comprendre : « Comment organisez-vous vous-même votre rapport au travail ? Quels sont vos critères personnels de valeur, d’utilité, d’engagement, de réussite, de cohérence ? »

La méthode Talents et Transitions Patchwork® permet ainsi de passer d’une orientation fondée sur l’identification d’un profil à une orientation fondée sur l’élaboration d’un sens. La personne ne découvre pas seulement des métiers possibles. Elle découvre la logique interne de son propre parcours.

Dans cette perspective, le patchwork n’est pas seulement une métaphore graphique. Il devient un support de réflexivité. La personne observe les fragments de son histoire, les expériences qui ont compté, les activités qui l’ont mise en mouvement, les transitions déjà traversées. Elle apprend à reconnaître des continuités là où elle ne voyait parfois que des ruptures. Elle peut alors recomposer ces éléments pour faire émerger une orientation non pas imposée de l’extérieur, mais construite à partir d’elle-même.

Pour les professionnels de l’accompagnement, cette approche présente un intérêt particulier : elle ne leur demande pas seulement d’ajouter un outil à leur pratique. Elle les invite à affiner leur posture, à travailler autrement la question du récit, à accompagner la personne dans la mise en forme de ses propres catégories d’intelligibilité. C’est sans doute ce qui rend la méthode Talents et Transitions Patchwork® particulièrement actuelle : elle répond à une demande croissante d’accompagnements plus incarnés, plus réflexifs et plus respectueux de la singularité des parcours.

La « flamme intérieure » comme principe d’orientation

Dans son dernier ouvrage, Philippe Silberzahn oppose les « feux extérieurs » à ce qu’il appelle une « flamme intérieure ». Cette image est particulièrement précieuse pour penser l’accompagnement en évolution professionnelle.

La « flamme intérieure » ne désigne pas une vocation mystérieuse qui existerait déjà, cachée quelque part, et qu’il suffirait de découvrir une fois pour toutes. Elle renvoie plutôt à une dynamique vivante : ce qui met la personne en mouvement, ce qui lui donne de l’énergie, ce qui rend son action signifiante, ce qui lui permet de se sentir pleinement engagée dans ce qu’elle fait.

Dans une perspective socio-constructiviste, cette « flamme intérieure » n’est pas décrétée par le professionnel. Elle est progressivement identifiée par la personne elle-même à travers l’exploration de ses expériences. Elle se manifeste dans des indices concrets : des activités préférées, des situations où le temps passe autrement, des réussites qui comptent, des environnements où la personne se sent utile, des projets dans lesquels elle retrouve un certain pouvoir d’agir.

La méthode Talents et Transitions Patchwork® permet précisément de donner forme à cette « flamme intérieure ». Elle ne la réduit pas à un intérêt dominant ou à un trait stable. Elle aide la personne à comprendre comment cette énergie s’est exprimée dans différents contextes, comment elle peut être réinvestie, transformée, recombinée dans une nouvelle trajectoire professionnelle.

Ainsi, l’orientation ne consiste plus à suivre les lumières projetées par d’autres, aussi séduisantes soient-elles. Elle consiste à apprendre à reconnaître sa propre source d’éclairage, puis à l’utiliser pour avancer dans un environnement où les routes ne sont jamais totalement tracées.

Deux manières d’accompagner une même situation

Imaginons une personne en transition professionnelle. Elle a exercé pendant quinze ans dans une fonction administrative. Son poste évolue, elle ne s’y reconnaît plus, mais elle ne sait pas vers quoi aller.

Avec le RIASEC de Holland, l’accompagnement peut faire apparaître un profil à dominante Social, Artistique et Investigateur. Ce résultat permet d’ouvrir des pistes : formation, conseil, accompagnement, médiation, conception pédagogique, coordination de projets à dimension humaine. Le modèle aide à élargir le champ des possibles et à identifier des environnements professionnels compatibles avec ses intérêts.

Avec la méthode Talents et Transitions Patchwork®, le point de départ est différent. La personne va explorer ses expériences significatives. Elle pourra, par exemple, repérer qu’elle aimait expliquer des procédures complexes à ses collègues, accompagner les nouveaux arrivants, créer des supports clairs, organiser des temps collectifs, transformer une situation confuse en démarche compréhensible.

Peu à peu, un motif personnel peut émerger : ce qui l’anime n’est pas simplement « aider les autres » ou « transmettre ». C’est peut-être rendre les passages plus faciles, créer de la clarté dans des environnements complexes, permettre à d’autres de retrouver prise sur leur situation. Ce motif ne vient pas d’une typologie extérieure. Il émerge de son histoire. Il devient un construit personnel, élaboré à partir de son expérience.

La différence est subtile, mais essentielle. Dans le premier cas, la personne est éclairée par un modèle. Dans le second, elle devient capable de formuler son propre modèle d’intelligibilité de son parcours.

 

Approche nomothétique vs approche socio-construtiviste :

J. Holland / RIASEC

      D.J. Bourne / Talents & Transitions Patchwork®

Identifier un profil d’intérêts

      Explorer une histoire faite d’expériences

Comparer à des environnements professionnels

      Faire émerger des motifs singuliers

Proposer des métiers compatibles

     Construire des hypothèses de voie

Réduire le flou par des catégories

     Transformer le flou en matériau de création

Chercher une adéquation personne-environnement

     Développer une capacité à s’orienter

Donner des repères extérieurs

     Renforcer le jugement personnel, le pouvoir d’agir

 

Ce tableau ne doit pas être lu comme une opposition simpliste entre une approche qui serait dépassée et une autre qui serait nécessairement supérieure. Il permet plutôt de clarifier deux logiques d’intervention. Le modèle RIASEC propose une grille de lecture structurante. La méthode Talents et Transitions Patchwork® ouvre un espace d’élaboration subjective et de construction de sens.

Le RIASEC peut donc être mobilisé utilement, à condition de rester un outil au service de la réflexion, et non un verdict. Il peut nourrir l’exploration, mais il ne doit pas enfermer la personne dans des catégories. Il peut suggérer des pistes, mais il ne peut pas remplacer le travail d’élaboration personnelle.

La méthode Talents et Transitions Patchwork®, elle, invite à replacer la personne au centre du processus. Elle considère que l’orientation n’est pas seulement affaire de correspondance, mais de construction. Elle permet à la personne accompagnée de reconnaître les fils conducteurs de son histoire, de les recomposer et de les transformer en possibles professionnels.

Pour un professionnel de l’accompagnement en évolution professionnelle, se former à une telle méthode peut donc représenter bien davantage qu’une acquisition technique. C’est l’occasion d’approfondir une manière de conduire l’entretien, d’écouter les expériences, de soutenir l’élaboration des choix, et d’aider la personne à devenir plus autonome dans sa manière de s’orienter.

De la bonne réponse au pouvoir d’agir

L’apport majeur d’une approche socio-constructiviste est de déplacer l’objectif de l’accompagnement. Il ne s’agit plus seulement d’aider la personne à trouver la bonne réponse, mais de renforcer sa capacité à produire des réponses ajustées dans des situations changeantes.

Cette distinction est fondamentale dans un monde incertain. Une réponse peut devenir obsolète. Une capacité à s’orienter, en revanche, demeure précieuse. La personne apprend à relire son expérience, à identifier ses ressources, à formuler des hypothèses, à expérimenter, à ajuster, à recomposer. Elle ne cherche plus seulement à être adaptée à un environnement. Elle apprend à créer une relation active avec cet environnement.

C’est en cela que la méthode Talents et Transitions Patchwork® rejoint profondément l’intuition de Philippe Silberzahn. « Tracer sa voie dans l’incertitude » ne consiste pas à attendre qu’un expert, un test ou un modèle indique la bonne direction. Cela consiste à apprendre à partir de soi, non dans une logique de repli individualiste, mais dans une dynamique de contribution singulière au monde.

Articuler plutôt qu’opposer

Il serait toutefois trop simple d’opposer frontalement Holland et Talents et Transitions Patchwork®. Les deux approches ne répondent pas exactement à la même fonction. Le RIASEC de Holland offre une grille de lecture structurante. La méthode Talents et Transitions Patchwork® ouvre un espace de construction de sens. Le premier peut aider à explorer des environnements. Le second aide à faire émerger une trajectoire singulière.

L’enjeu professionnel n’est donc pas d’abandonner les outils nomothétiques, mais de les remettre à leur juste place. Ils peuvent soutenir l’exploration, donner des repères et enrichir le dialogue. Mais ils ne doivent pas se substituer à l’activité réflexive de la personne accompagnée. Ils ne doivent pas devenir une nouvelle forme de prescription, d’autant plus séduisante qu’elle paraît objective.

Une pratique exigeante de l’accompagnement consiste alors à tenir ensemble deux dimensions : offrir des repères suffisamment structurants pour que la personne ne se perde pas dans l’indétermination, et préserver un espace suffisamment ouvert pour qu’elle puisse construire ses propres significations. C’est dans cet équilibre que l’orientation devient véritablement émancipatrice.

Conclusion

Dans un monde incertain, l’accompagnement en évolution professionnelle ne peut plus se limiter à identifier des profils et à proposer des métiers correspondants. Il doit aider les personnes à développer une compétence plus profonde : celle de construire leur voie, de formuler leurs propres critères, de reconnaître leurs ressources et d’inventer des formes d’activité cohérentes avec ce qu’elles sont et ce qu’elles souhaitent apporter.

L’approche de Holland demeure une carte utile. Mais la carte ne suffit pas lorsque les routes changent. La méthode Talents et Transitions Patchwork® propose autre chose : aider la personne à reconnaître les matériaux de sa propre trajectoire et à devenir l’autrice et l’actrice de son histoire.

On pourrait résumer la différence ainsi : Holland permet d’identifier des correspondances à partir de construits établis. Talents et Transitions Patchwork® permet à la personne d’identifier ses propres construits en matière d’emploi et de les mobiliser pour tracer une voie singulière dans l’incertitude.

C’est précisément là que l’accompagnement rejoint l’enjeu formulé de manière pertinente par Philippe Silberzahn : ne plus chercher à se rassurer uniquement par des certitudes extérieures, mais apprendre à agir à partir d’un ancrage intérieur, vivant, évolutif et créateur. Autrement dit, ne pas se laisser guider uniquement par les « feux extérieurs », mais apprendre à reconnaître, nourrir et faire rayonner sa propre « flamme intérieure ».


Dans cette perspective, les professionnels de l’accompagnement qui souhaitent renouveler leurs pratiques trouveront dans Talents et Transitions Patchwork® une démarche particulièrement stimulante. Elle leur offre un cadre à la fois structuré et ouvert, exigeant et profondément humain, pour accompagner les transitions sans réduire la personne à un profil, ni son avenir à une liste de métiers compatibles. Elle permet surtout de faire de l’orientation ce qu’elle devrait toujours être : un processus de mise en mouvement, d’appropriation de soi et de création de possibles.


Programme de le formation certifiante "Talents & Transitions Patchwork®", sur demande par courriel : dbourne61@yahoo.co.uk 

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